SélectionFrançaisBOUWER, Karen, "Orphée Dafric de Werewere Liking" in Nouvelles écritures francophones, ed Jean Cléo Godin, Montréal: Presses de l'Université de Montréal, 2001BALANA, Yvette, «L'africanité chez Werewere-Liking: de l'Afrique-musée à l'Afrique-laboratoire»,Africultures, article n°4174, décembre 2004CHIMURENGA, "La Puissance de Werewere Liking." Chimurenga Chronic, October 11, 2017KAVWAHIREHI, Kasereka. "Werewere Liking et la poétique du jeu pour libérer l'imaginaire postcolonial africain." Présence Francophone, vol. 62, no. 1, 2004KONATÉ, Issiaka, L'utopie mise en scène, dir. Wèrè Wèrè Liking, film documentaire, Burkina Faso : Sahelis Productions, 1995.NGABEU, Jeanette Ariane, Les enjeux de la modernité dans le roman africain au féminin: Werewere Liking, Angèle Rawiri et Ken Bugul, Paris: L'Harmattan, 2021RASCHI, Nataša. "Sur la traduction du théâtre francophone africain: l'exemple de Werewere Liking" Alternative Francophone, vol 1 no. 3, 2011: 79-86.TANG, Alice Delphine, Ecriture féminine et tradition africaine - l'introduction du « « Mbock Bassa » dans l'esthétique romanesque de Werewere Liking, L'Harmattan, 2009VOLET, Jean Marie. "Imagination et réalité dans l'exercice du pouvoir de l'individu sur lui même: L'Amour cent vies de Werewere Liking" in La Parole aux Africaines: Ou L'idée de pouvoir chez les romancières d'expression française de l'Afrique sub-saharienne, 215-244, Editions Rodopi, 1993
Anglais
CONTEH-MORGAN, John, et D'ALMEIDA, Irène Assiba, eds. The Original Explosion That Created Worlds: Essays on Werewere Liking's Art and Writings, Leiden: Brill, 2010CYN, Christine, «If I had a hundred arms, I would do a lot of things - interview withWerewere-Liking», trad. M. Soumahoro, in Rewriting Dispersal: Africana Gender Studies, issue 7.2, spring 2009, The Schloar and Feminist OnlineD'ALMEIDA, Irene Assiba, «Introduction: Werewere Liking, A Deeply Original Voice» inWerewere Liking, It Shall be of Jasper and Coral and Love-Across-A-Hundred-Lives, trans. by Marjolijn de Jager, Charlottesville: University of Virginia Press, 2000GRILO, Nathalia, "São Paulo Bienal: Werewere-Liking." in Not All Travellers Walk Roads Of Humanity as Practice, 36ª Bienal de São Paulo / 36th São Paulo Biennial: Catalogue of the Exhibition, 228-229. São Paulo: Fundação Bienal de São Paulo, 2025HAWKINS, Peter. "Werewere Liking at the Villa Ki Yi." African Affairs, vol. 90, no. 359, April1991, 207-222LASME, Keren "Werewere Liking: Of Spirit, Sound, and the Shape of Transmission", Contemporary And (C&), 21 November 2025.NICHOLS Ashton, «Dialogical Theology as Politics in Mongo Beti, Werewere Liking, and Chinua Achebe», in Postcolonial Text, Vol. 5, n° 1, 2009TAGLIACOZZO, Sara, «Utopias of Change: Werewere Liking's 'Parole-Actes'» in European Journal of Women Studies, vol 11, issue 3, 2004TOMAN, Cheryl, "Werewere Liking's Village Ki-Yi: Dissidence and Creativity in Abidjan."Meridians, vol. 13, no. 1, (2015), Duke University Press
Souleymane Keïta est un artiste multidisciplinaire né en 1947 sur l’Île de Gorée au Sénégal et décédé en 2014 à Dakar.
Artiste à la croisée des modernités africaines et de l’art contemporain international, il est reconnu comme l’un des pionniers de la création sénégalaise entre la fin du XXe et le début du XXIe siècle, ayant marqué et influencé la scène artistique post-indépendance.
Après une formation à l’école des Arts de Dakar auprès d’artistes tel que Iba Ndiaye, il développe sa pratique artistique et expérimente différents médiums allant de la peinture, la fresque, la mosaïque à la céramique. Figure majeure de cette scène, Souleymane Keïta participe à plusieurs expositions historiques parmis lesquelles on peut citer le Premier Festival Culturel Panafricain d’Alger, Algérie (1969), le Festival d’Ife, (Ife, Nigeria 1970), ou encore Art Sénégalais d’aujourd’hui au Grand Palais, Paris (France, 1974). L’artiste s’éloigne néanmoins de l’esthétique de la première génération de l’Ecole de Dakar dès le milieu des années 1970, à l’occasion d’un voyage au Mali, suivi en 1980 d’un voyage aux Etats-Unis, à New-York où il s’installera jusqu’en 1985. Keïta développe au cours de ces années son esthétique propre, unique, fondée sur son univers, ses voyages et son histoire personnelle, inspirée tant par l’abstraction américaine que par la culture traditionnelle mandingue.
En 1985, l’artiste revient vivre à Gorée, dont il ne partira plus. Faisant suite à la série Voyage au Mali, essentiellement créée aux Etats-Unis, naissent les séries Gorée, Signes et Tourbillons, Etudes de la Sardine, Méduses et Papillons, ou encore Pleine Lune. A partir des années 1990, Keïta développera les séries majeures Scarifications et Chemises du chasseur, qui témoignent d’une réappropriation par l’artiste de sa culture mandingue et des rituels qui la caractérisent. Keïta introduit notamment dans ses œuvres du fil cousu, des morceaux de tissu, parfois certains objets, comme des amulettes, et propose ainsi une manière singulière de donner vie et puissance à la toile.
A partir des années 2000, Souleymane Keïta développe deux autres séries majeures, Criquet et Synthèse. Bien que chaque série possède sa propre identité, certains de leurs éléments caractéristiques s’entremêlent, donnant lieu à des hors-série, des œuvres sans titres ou des œuvres se situant à la frontière de plusieurs séries. Par ailleurs, Keïta explore bien d’autres techniques que celles de la peinture, réalisant notamment de nombreuses gravures et encres sur papier, ainsi que des céramique et des tapisseries. Keïta a tout au long de sa vie travaillé sur plusieurs séries simultanément, jusque dans les années 2010, où il s’est semble-t-il consacré exclusivement à la série Synthèse. Comme son nom l’indique, elle propose une combinaison des différentes œuvres et mouvements de l’artiste.
La pluralité des œuvres de Souleymane Keïta ont en commun l’évidence du geste artistique qui les a fait naître et la puissance infinie des mondes qu’on peut y lire, à la manière de l’univers, de la nature, dont Keïta semble au fil de ses œuvres, dans un mélange de sagesse et de fougue, avoir percé le mystère. Artiste prolifique du temps de son vivant, Souleymane Keïta a notamment exposé au Sénégal, au Mali, en France, aux États-Unis ou au Canada. Ses œuvres ont été acquises par des collections privées et publiques à l’international.
Expositions notables (sélection) : Art Sénégalais d’aujourd’hui, Grand Palais, Paris (France, 1974) ; Art contemporain du Sénégal, Musée du Québec, Québec (Canada, 1981) ; Voyage au Mali (Sénégal, 1985) ; Souvenirs du Cap-Vert, Musée d’Art Africain et Océanie, Paris (France, 1989) ; Ndokale Goree / Hommage to Goree, Skoto Gallery, New York (États-Unis, 2009) ; Synthèse, Musée National du Mali, Bamako (Mali, 2011).
