Née en 1974 à Oran en Algérie. Elle vit et travaille à Bordeaux, France.

Dalila Dalléas Bouzar questionne le statut du peintre, l’histoire de l’art et la représentation comme outil de pouvoir. La peinture est le moteur d’une réflexion née de sa révolte face à la condition des femmes et à l’histoire des dominations.

 

En réinterprétant les images de l’histoire algérienne, elle aborde la mémoire individuelle et collective dans Algérie Année Zéro (2012) ou Princesses (2015) ainsi que la vision fantasmée de l’Orient dans la série Femmes d’Alger d’après Delacroix (2012-18). Dans les séries Omar (2018) ou Saint-Georges et le dragon (2018) elle cherche à peindre des identités invisibles dans le champ des représentations dominantes d’hier et d’aujourd’hui.

 

Partant de la peinture, sa recherche se décline dans des performances : elle déconstruit les clichés de la représentation des femmes arabes dans Studio Orient (Quai Branly, 2019), elle ritualise le lien du peintre au monde et au musée dans 1/365 Revolution (Musée des Civilisations noires de Dakar, 2019) et elle interroge le statut du peintre durant la performance  Studio Dakar (2018), dans le cadre de la Biennale de Dakar, en réalisant à l’huile les portraits de passants à Ouakam et Grand-Yoff (Sénégal).

 

Suite à une résidence en Algérie aux côtés de brodeuses traditionnelles, son œuvre textile Innocente sera présentée au Musée du Bardo (Algérie) à l’été 2019 puis à la Galerie Cécile Fakhoury - Abidjan (Côte d’Ivoire) en décembre 2019.

 

Sélection d'expositions : Galerie Cécile Fakhoury, (Abidjan, 2016 et 2019 / Dakar, 2019), Biennale de Dakar 2016 et 2018, Biennale du Caire 2018, SAFFCA (Johannesburg, 2018), Musée des Civilisations noires (Dakar, 2019).

 

Image : Vichy Era in Algeria #2, série Algérie Année 0, 2012