Né en 1970 à Kétao au Togo, Sadikou Oukpedjo vit et travaille à Abidjan en Côte d’Ivoire. 

 

Sa recherche figure des personnages mi-hommes, mi-animaux, qui interrogent les notions d’origine et d’héritage pour les peuples africains. Pour Sadikou Oukpedjo, les contes, la cosmogonie, les rites, la sorcellerie, sont autant de tentatives et d’outils créés par l’homme afin de trouver sa place dans le monde et apprendre à se connaître. En explorant les rapports ambigus que l’homme entretient avec son animalité, il questionne notre conscience face à la cruauté des rapports humains, en Afrique et dans le monde.

 

Son travail est mu par une constante et profonde interrogation de notre humanité, au regard de notre animalité. Sadikou Oukpedjo cherche à comprendre les violences de l’Histoire dans le passé de l’Afrique de l’ouest. L’invisible et sa puissance, l’inconnu et le caché apparaissent comme un fil rouge, s’inscrivant dans l’exploration de la conscience humaine comme une même quête qui traverse l’évolution de ses recherches plastiques.

 

Formé à l’atelier de l’artiste togolais Paul Ahyi, figure majeure des modernités ouest-africaines, Sadikou Oukpedjo s’inscrit profondément dans la continuité de l’histoire des formes africaines. Il y pratique alors essentiellement la sculpture sur bois. Après avoir vécu à Bamako, il s’installe à Abidjan en 2013 où il se consacre principalement à la peinture, au dessin et à la sculpture, tout en expérimentant le pastel, la craie, les pigments ou la céramique. 

 

Artiste pluridisciplinaire, à partir de 2014, à son retour de la Biennale de Dakar, il commence une série d’oeuvres, dont les figures hybrides ont par la suite été présentées en collaboration avec la Galerie Cécile Fakhoury dans plusieurs foires d’art contemporain et ont depuis rejoint des prestigieuses collections privées et publiques. 

 

Expositions récentes : Mémoires contemporaines d’un continent (Galerie Cécile Fakhoury, Paris, 2022) ; Stasis (Galerie Cécile Fakhoury, Dakar, 2020) ; 1-54 Marrakech (Maroc, 2020); Kubatana (Vestfossen Kunstlaboratorium, Norvège, 2019) ; Silentium (Galerie Cécile Fakhoury – Abidjan, 2019) ; Mutation (Cité internationale des arts de Paris, 2018) ; Les Fantômes de l’Afrique (collaboration avec Vincent Michéa, Galerie Cécile Fakhoury – Dakar, 2018) ; Des Hommes et des Totems (Galerie Le Manège, Dakar, 2018)

 

Collections (sélection) :  Centre Pompidou, Paris, France ; Mohammed VI Museum, Rabat, Maroc ; Tiroche DeLeon Collection, Jaffa, Israël ; Fondation Blachère, Apt, France