Né en 1972 à Cotonou au Bénin, il vit et travaille à Paris, Bruxelles et Cotonou.

 

Issu d’une famille béninoise et ukrainienne, Dimitri Fagbohoun a grandi au Cameroun avant de s’installer en France. Les thèmes et les questions qu’il aborde sont à l’image de son parcours et de son histoire, à cheval entre les frontières géographiques et culturelles, et sa recherche est indissociable de sa propre expérience et de son identité plurielle.

La série Papa was a Rolling Stone questionne son identité, à travers le prisme des origines béninoises de l’artiste, que ce soit dans l’installation Till the end of time(2013) ou les masques en céramique de la série Faces (2012). Sa recherche se développe dans les espaces croisés de ses cultures, et questionne des croyances croisées ou hybrides, comme dans l’œuvre Refrigerum(2014), installation à l’intérieur d’un confessionnal ; la vidéo Adiyo (2016)présentant des rites divinatoires Yoruba, ou des plaques de céramiques du même nom (2016), réalisées à partir de dessins d’enfants.

Evoluant vers la reconquête et la réappropriation des figures remarquables de la statuaire ouest-africaine en exil, il développe depuis 2017 le projet Re-Collection, dans lequel des chef-d’œuvres de l’art africain dit classique sont reproduits et mis en scène par différents artisans et par l’artiste lui-même. En s’hybridant, ces formes s’inscrivent dans un nouvel espace de représentation qui intègre l’importance de se réapproprier son héritage tout en s’inscrivant dans la création et la nouveauté. 

Sélection d’expositions : Biennale de Dakar 2018 et 2012, Musée de la photographie de Saint-Louis du Sénégal (2018), dans l’exposition Divine Comedy(Cur. Simon Njami, Washington (2015), à Francfort, Savannah (2014),Berlin (2013), Rencontres Picha à Lumumbash 2010, Rencontres internationales de la photographie de Bamako 2007 et 2010 et au Festival panafricain d’Alger 2009.

 

Image : Helena, Série Microcosmos II, 2018