Né en 1979 à Déou, au nord du Burkina Faso, l’autodidacte qui se cherchait dans la peinture, fera la découverte de l’ombre à travers la magie de l’image. Ce fut pour l’artiste la révélation d’une passion, d’une vocation. Fasciné par l’image, le glissement se fera tout naturellement entre la photographie et la vidéo.

 

A propos de sa série Le voleur d'ombres, 2007 :

"Mes enfants vous parlent de l’égalité et de l’union : L’égalité : ils sont blancs, ils sont noirs, ils sont riches, ils sont pauvres, ils sont mendiants, ils sont voleurs, ils sont musulmans, ils sont chrétiens, ils sont étudiants, ils sont vagabonds, ils sont bureaucrates, ils sont immigrés, ils sont autochtones, ils sont handicapés, ils sont sportifs, ils sont femmes, ils sont hommes, ils sont grands, ils sont petits, ils sont hommes de tenues, ils sont vendeurs ambulants, ils sont bergers et ils sont animaux. L’union : ils sont tous présents lors de la réunion de famille. Malgré leurs différentes classes sociales, ils sont assis sur le même banc et ils mangent sur la même nappe. Aucune ombre n’est mise en scène, je vole les ombres des gens et des animaux sur les sols et les murs (ces photos sont prises au Sénégal, au Burkina Faso et en RDC entre novembre 2005 et aujourd’hui). Mes photos ne sont ni recadrées, ni retouchées.’’

Saïdou Dicko

 

Image : Ce que vous pensez ne peut pas être la vérité, 2016